Être Digital Compositor sur Star Wars Rogue One – par S. Leclerc

Être Digital Compositor sur Star Wars Rogue One – par S. Leclerc

Diplômé d’ArtFx en juin 2016, Sébastien nous livre ses impressions autour de la fabrication du film.

 

Tu es sorti au mois de juin (2016) de l’école, Star Wars est ton premier projet ?
Mon deuxième ! Le premier étant le prochain « Pirates des Caraïbes » prévu pour mai 2017. A la sortie d’ArtFx, j’ai signé mon premier contrat chez « Atomic Fiction », un studio d’effets spéciaux à Montréal. C’est ici que j’ai eu la chance de commencer ma carrière avec ces deux grandes sagas.

 

Que faisais tu sur le film ?
J’étais Digital Compositor.

 

Comment s’est déroulée la fabrication du film ?
Extrêmement bien ! Tout été très organisé car les films de grande ampleur comme celui-ci font appel à énormément de personnes, chacune ayant un corps de métier très précis. C’est assez impressionnant de voir comment ils donnent à chacun la chance d’ajouter sa touche artistique tout en gardant une cohérence dans les séquences.

 

 

Est-ce que cela a été facile pour toi de te familiariser au pipeline de production ?
Oui, les outils de travail pour le compositing sont les mêmes que ceux vus en cours, nous travaillons sur Nuke donc ça a été très rapide. Atomic Fiction a évidemment développé pas mal d’outils en interne pour compléter ceux de base mais il existe une documentation qui explique leur fonctionnement.

 

As tu vu des outils ou des logiciels spécifique au studio qui t’ont particulièrement étonné ?
Sans aucun doute Conductor est l’outils qui m’a le plus impressionné. C’est un logiciel qui a été développé par Atomic Fiction et qui vient d’arriver sur le marché en version beta. Il s’agit en fait de rendu en Cloud, la puissance est donc quasi illimitée. J’ai vu des rendus énorme tomber en très peu de temps, c’est sans aucun doute un outil qui va changer le futur de l’industrie du VFX !

 

Avez vous utilisé un asset manager du type Shotgun ou FTrack ? Si oui lequel ?
Oui nous travaillons avec Shotgun. Il permet d’avoir un regard sur toute la chaine de production car il met en contact les clients, les superviseurs, les coordinateurs et les artistes qui peuvent vite s’échanger des feedbacks et agir plus rapidement.

 

Avez vous utilisé des images CG rendues en Deep ?
Oui, lorsque c’était nécessaire, nous utilisions le Deep. C’est une technologie qui est maintenant incontournable dans les studios et qui continue à se développer.

 

 

Comment envisages-tu la suite de ton parcours ? tes souhaits ?
Pour l’instant je reste chez Atomic Fiction, je suis très gratifiant envers eux et le début de carrière qu’ils m’ont offert. De très beaux projets continuent d’arriver. Mon souhait serrait surtout pour les prochains étudiants d’ArtFx, pour qu’ils aient la chance de travailler sur d’aussi gros projets en sortant de l’école et que l’on se retrouve dans les studios très vite!

L’auteur de l’article

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