La concrétisation d’un apprentissage

La concrétisation d’un apprentissage

Le jury d’ArtFx est un jour si spécial pour tous les élèves ainsi que pour l’équipe pédagogique. Cette journée scelle le début de l’entrée dans les studios pour les élèves d’année 5, l’envie et la hâte d’y être pour les autres. C’était la première fois que j’y assistais, impatiente de voir les films de cette année.

 

 

Dans l’entrée se côtoient les familles venue soutenir la promo 2016 emplis de fierté, aux côtés des studios. Aujourd’hui 24 ont fait le déplacement, français et internationaux et avec chacun d’eux une possibilité de travail.

Après un discours de Gilbert Kiner, la projection commence. L’exercice est compliqué car il s’agit de parler devant une salle de cinéma devant 400 personnes. Cependant il est agréable de constater la cohésion de la promotion : tous soutiennent leurs camarades entre chaque montée sur scène.

 


 

10h30 sonne l’heure de la pause, un moment précieux pour relâcher la tension, ainsi que pour recueillir les premières impressions. Parcourant la foule à l’extérieur nous avons eu la chance de nous entretenir avec Emily Macfarlane ainsi que Julien Ducenne de Double Negative, et Michael Farrell de MPC.

 


 

Nous leurs demandons alors, si il y a une quelconque différence entre les films français et internationaux UK/US sur l’approche des studios ?

 

Julien DucenneDouble Negative

« Le marché français est totalement différent de celui des États unis et du Royaume uni. Mais aussi c’est intéressant de connaître le reste de la chaîne de production pour être capable de communiquer avec les autres et comprendre ce qu’ils font. »

Michael FarrellMPC

 

«  Je pense que dans beaucoup de grand studios VFX du Royaume Uni, il faut choisir une discipline et essayer d’acquérir de l’expérience dans ce domaine précis. »

 


Nous leurs avons demandé aussi quelles sont les relations entres les studios ?

 

Emily MacfarlaneDouble Negative

 

« c’est une petite industrie, on se connaît par des événements comme celui là mais aussi en travaillant ensemble sur des projets »

Michael Farrell - MPC

 

« Si vous venez à Londres ou dans n’importe quel pays, vous verrez que beaucoup d’artistes sont enclins à voyager en fonction des emplois du temps et des occupations des studios. C’est pour ça que les studios ont, en général, de très bonnes relations avec eux.»

 

Julien Ducenne -Double Negative

 

« Le monde est petit… »

 


 

Suite à la fin de la projection, nous avons eu le plaisirs de parler avec Julien Vallet et Cécile Steinlein de Mikros Image

 

 

Cécile SteinleinMikros Image

 

« Super niveau moi c’est mon premier jury d’ArtFx, je suis très agréablement surprise. »

 

On leurs a ensuite demandé en quoi le jury d’ArtFx était différent de celui des autres écoles ?

 

« C’est différent car l’école est différente ; ArtFx est une école qui forme aux métiers des vfx à la base avec une tendance à vous diriger vers l’animation, du coup ça vous sort forcement du lot des autres étudiants français.
Au niveau de de la réalisation, des films que vous proposez, des softs utilisés et des techniques.
Mais également, c’est tout l’apprentissage que vous avez au tour du tournage, des techniques de tournages ; c’est vraiment quelque chose qui n’est pas enseigné dans toutes les écoles et même dans les écoles de vfx et c’est ce qui vous démarque sur vos films. »

 

Nous étions obligé de poser la question qui réside dans l’esprit de tous les étudiants : Qu’elles sont les qualités essentielle pour travailler dans les studios ?

 

«La technique c’est très important, mais vous allez être amené à travailler en équipe, à communiquer tous ensemble, vous allez parler avec des clients, des producteurs des réalisateurs et tout ça ce sont des gens qui vont vous nourrir de leur expérience… il faut toujours être ouvert et se remettre tous les jours en question. On est dans un métier où artistiquement ça évolue très vite ça change d’un mois à un autre. La tendance change mais la technique c’est encore pire d’un mois à un autre  un nouveau logiciel qui sort et il faut s’adapter. Du coup faut avoir toujours les antennes être à 360, chercher, comprendre, tester… »

 

 

Voici leurs conseils, valables pour tous les Artéfixiens :

 

Cécile SteinleinMikros Image

 

« Ne lâchez surtout pas l’anglais parce que c’est vraiment extrêmement important pour nous d’avoir des artistes qui comprennent le brief tout de suite ; ce n’est pas forcément évidant en français, on a toujours ce petit complexe de ne pas oser mais il faut arrêter de complexer, il faut s’y mettre tôt !»

 

Julien Vallet - Mikros Image

 

«Le business tend à changer, et de toute manière que ce soit avec nous ou avec d’autres studios parler anglais ouvre forcement des portes que ce soit de base en allant regarder un tuto sur internet pour apprendre des choses, comme justement communiquer avec une équipe ; cela évite de mettre des barrières. Je vois que même avec un anglais approximatif mais avec de la bonne volonté ça ouvre forcement des portes : pouvoir communiquer et échanger. »

 

Je dois avouer que j’ai beaucoup apprécié les films de cette année, sachant lier effet spéciaux et narration marquante.

Une des composantes de l’école c’est d’arriver à faire des films avec des effets spéciaux tout en éveillant les émotions de ceux qui les regardent. C’était une journée vraiment passionnante qui m’a permis de me projeter vers l’année qui arrive.

L’auteur de l’article

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