« X Men – Apocalypse »

« X Men – Apocalypse »

Valentin Astier, ancien étudiant d’Artfx, a travaillé sur le bolckbuster « Xmen – Apocalypse ». Il nous raconte son parcours et nous livre ses impressions sur son expérience.

 

 

A la suite du jury de fin d’études, dans quel studio as tu travaillé ? Quel est ton parcours ?

J’ai travaillé environ 2 ans et demi sur Paris, notamment a Mikros, Digital District, Mac Guff et Microbe Studio. J’ai ensuite intégré MPC Montreal ;  cela fait maintenant 1 an et 8 mois que je travaille à MPC en tant que DMP et Environment TD.

 

Comment as tu intégré la production du film ?

X-Men était un des gros shows du moment et une bonne partie du département d’environnement était dessus. Les attributions sur les shows se font en fonction de nos compétences respectives, des besoins et des disponibilités. Cela peut être assez aléatoire.

 

Quel était ton rôle sur le film durant la production ?

X-Men était le plus gros show qu’ait eu a traiter MPC Montréal (aux alentours de 1000 shots) et ce sur une deadline très courte (dans les 6 mois). La demande de VFX était énorme, il fallait reconstruire une ville entière (Le Caire) et la détruire. Aussi, pour arriver a finir le show dans les temps, chaque artiste avait une tâche très précise d’attribuée et, en général, il ne faisait que ça pendant toute la durée du show, pour être plus efficace. On était un peu les fourmis d’une énorme fourmilière. Je me suis donc retrouvé à faire des grounds à répétition lors des projections, sauf peut être sur les dernières semaines où la demande était un peu plus spécifique.

 

Comment s’est déroulée la relation avec la production ?

La production n’a pas été catastrophique, contrairement aux shows précédents. Du côte du département d’environnement, c’était assez bien géré, optimise, et organise. On a pas eu besoin de faire beaucoup d’overtime.

 

Que retires tu de cette expérience ?

Les conclusions que je tire de ce show c’est qu’il marque un tournant, en tout cas à MPC Montréal. En prouvant qu’on était capable de livrer plus de 1000 shots en si peu de temps, cela ne va qu’empirer. Les studios ne reviendront certainement pas en arrière et vont pousser toujours plus la demande. La preuve sur nos prochains shows en cours ici qui demandent entre 600 et 1200 shots, dans le même genre de deadline. Les conséquences pour les artistes sont qu’ils seront de plus en plus réduit à être l’automate qui appuie sur un bouton plutôt que l’artiste qui propose une image. C’est dommage… Il est est beaucoup plus intéressant de travailler sur de petits show où notre liberté d’action est plus grande.

 

Quels enseignements as tu tiré d’ArtFx ?

ArtFx propose une formation de très bonne qualité, qui nous place a un très bon niveau dans les studios. L’atout principal c’est que nous sommes des généralistes, même si on se spécialise, on sait utiliser la plupart des logiciels et cela est un gros plus. Il ne tient qu’a nous de nous former et nous spécialiser ensuite sur le tas, en travaillant.

 

Quels conseils donnerais tu aux étudiants d’ArtFx ?

Je conseillerais aux étudiants d’ArtFx d’éviter à tout prix la compétition. Le milieu du travail est dans l’entraide. Tout le monde peut avoir sa place, à condition de le vouloir.

L’auteur de l’article

Directrice administrative.

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